Comment financer les travaux ?

À un certain moment de notre vie, nous désirons procéder à des travaux de constructions ou de rénovation d’une maison, seulement voilà, cela nécessite la mobilisation de moyens financiers considérables. Du coup, on est découragés et on abandonne souvent tous projets de ces genres. Sachez cependant que financer les travaux immobiliers est aujourd’hui de plus en plus faciliter. À côté des dispositifs de crédits bancaires traditionnels s’ajoutent maintenant de nouvelles modalités de financement des travaux organisés par l’État. Focus sur tous les moyens de financer les travaux de constructions ou de rénovations d’un foyer.

L’apport personnel

Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir des moyens financiers personnels et suffisants pour financer les travaux de constructions ou de rénovations d’une maison. Il y tout de même ceux qui y parviennent grâce à leurs situations personnelles (disposer d’un héritage conséquent, gagner aux lotos, famille aisée, etc.).

C’est aussi possible grâce à des gestes responsables en faisant notamment un plan d’épargne logement (PEL). Ce dernier vous permet d’épargner chaque année une somme d’argent sur un compte bancaire appelé compte d’épargne logement (CEL) pendant une durée initiale de 4 ans. Sa durée maximale est de 10 ans. Cette somme déposé-productrice d’intérêt annuel de 1 %- vous permet d’obtenir après 4 ans un prêt immobilier avec un taux préférentiel. Vous pouvez emprunter jusqu’à 61 200 euros soit pour acheter une maison neuve soit pour opérer des travaux de rénovation dans votre maison. Son autre avantage est que son taux d’intérêt est exonéré d’impôt sur le revenu, mais est simplement soumis à une retenue forfaitaire de 30 % depuis 2018.

Le traditionnel prêt bancaire

Le prêt auprès d’établissements de crédit est le moyen le plus usité par les familles pour financer en tout ou en partie les travaux de constructions ou de rénovations d’une maison. Les banques offrent actuellement toute une gamme de crédit immobilier avec des taux d’intérêt variés (33 % au maximum). Ils sont contractés pour une durée comprise entre 5ans et 30 ans. La conclusion d’un prêt bancaire doit aussi donner lieu à la souscription à une assurance emprunteuse. Elle vous assurera en cas de décès ou d’invalidité.

D’abord, le taux d’intérêt varie en fonction de plusieurs facteurs. Ainsi, plus votre apport personnel est important et plus la durée de remboursement de votre prêt est courte, moins le taux d’intérêt sera important.

Ensuite, s’agissant de la mensualité de l’emprunt (somme que vous versez mensuellement pour rembourser la dette contractée), vous pouvez la moduler (abaisser ou augmenter) chaque année si le contrat de crédit le prévoit. Certaines banques offrent même la possibilité de suspendre durant un temps limité le remboursement de l’emprunt.

Les crédits avantageux accordés par l’État pour financer les travaux

L’État mène aussi une politique qui facilite le financement des travaux de constructions ou de rénovation d’une maison.

Ils sont d’abord présentés sous forme de crédits ultras avantageux et garanties par l’État. On peut citer le prêt à taux zéro (PTZ), le prêt d’action logement, le prêt d’action sociale. Le PTZ comme son nom l’indique est un prêt gratuit -qui ne donne pas lieu au paiement d’un intérêt- qui et accordé au primo accédant. Il permet de financer une partie de l’achat du premier logement neuf ou la rénovation d’une nouvelle maison achetée.Le prêt d’action logement pour sa part est réservé aux employés d’une entreprise ayant au moins dix effectifs. Ces employés peuvent emprunter auprès de leurs employeurs des fonds avec un taux d’intérêt de 1 % hors assurance pour financer une partie des travaux de construction de leurs demeures. Le prêt d’action sociale quant à lui peut financer la totalité de l’achat du terrain et la construction d’une maison. Il est notamment réservé aux familles aux revenues modestes.

Ensuite, l’aide de l’État dans les travaux immobiliers prend aussi la forme de crédits d’impôt. C’est le cas notamment des travaux d’isolations d’une toiture ou la pose des fenêtres ou des portes plus isolantes ou encore le remplacement d’une chaudière traditionnel en chaudière plus écologique, etc. Ces travaux bénéficient des fameux crédits d’impôt pour la transition énergétique (CITE) qui vont jusqu’à 30 %.

Enfin, les constructions nouvellement construites sont exonérées du paiement de la taxe foncière pendant durant deux années minimum après l’achèvement des travaux. En effet, cette durée peut aller jusqu’à 5 ans ou même plus pour certaines constructions.